Entre l’élaboration du PNAE et la venue de la crise, un grand nombre de programmes et projets environnementaux avec un impact plus ou moins direct sur l’environnement a eu lieu. Ils ont été initiés par les structures du système des Nations Unies, BM/FIDA, BOAD, BAD/FAD, BADEA (Annexe 7.III - 9) et aussi par les bailleurs bilatéraux des pays non UE notamment la Suisse, le Canada, la Chine, le Japon, les Etats Unies et les grandes ONG internationales notamment WWF et CI. A ce stade, le DSRP était en cours d’élaboration. 
Du fait de la crise, la plupart des bailleurs multinationaux (surtout BM et BAD) et des pays non UE ont arrêté les programmes de développement en exécution ou le(s) programme(s) a été transformé en programmes d’urgence de DDR et de réhabilitation des infrastructures sociales. Les ONG internationales dans le domaine de l’environnement ont arrêté les projets et fermé leurs bureaux. Dans le cadre des activités liées à l’environnement, seuls les secteurs "eau potable/assainissement" et "traitement des déchets" profitent actuellement de l’appui externe important de la BADEA, BID et des organisations engagées dans la réhabilitation. Les seules interventions en cours dans les autres domaines environnementaux sont les suivantes
PNUD : Quelques programmes du FEM exécutés par le PNUD continuent. Un programme de micro financements FEM/ONG permet l’exécution d’environ 30 à 40 microprojets par an par des ONG ivoiriennes dans le domaine environnemental. En plus le PNUD est engagé dans l’auto – évaluation nationale des capacités à renforcer pour la gestion de l’environnement mondial.
FEM : Le FEM continue, avec un financement réduit, l’exécution des programmes dans le cadre           des             conventions    internationales            (changements climatiques,     biodiversité, désertification,  POPs, eaux internationales) à travers un Point Focal Opérationnel du Fonds en CI pour l’Environnement Mondial (PFO/FEM). Cette intervention inclut aussi quelques programmes régionaux et mondiaux.
ONUDI : L’ONUDI est engagée dans l’étude préliminaire pour le Mécanisme de Développement Propre (MDP) en CI. Un premier atelier s’est tenu  en septembre 2005.
FAO : La FAO intervient actuellement dans les domaines sécurité alimentaire, horticulture en milieu urbain, gestion durable des ressources halieutiques/cogestion des lacs et lutte contre la grippe aviaire. En plus, elle a terminé le RNA en 2004 (financé par la CE) et a appuyé l’élaboration du programme national sur la biosécurité. Plusieurs nouveaux programmes sont en préparation avec l’actualisation du plan de développement agricole (début prévu 6/2006), l’actualisation du programme de la sécurité alimentaire nationale (validation en cours) et un programme sur l’amélioration de la qualité des semences. Une intervention dans le secteur forestier semble probable, la CI ayant formulé une demande officielle.
La Suisse : Entre 1993 et la fin 2005, la Suisse a soutenu le Fonds Ivoiro – Suisse de Développement Economique et Social (FISDES). Ce fonds a financé des projets de développement rural (agriculture, commercialisation, développement organisationnel) en partenariat avec les structures de la société civile (associations, coopératives,..). Le développement agricole durable est inscrit dans le statut du fonds et certains projets de l’agriculture améliorée ont été réalisés (p.e. irrigation goutte à goutte). Le nouveau programme 2006 – 2007 a transformé le fonds en projets en collaboration avec les structures étatiques. Sur les 8 projets en cours d’instruction, 3 projets ont des liens avec l’environnement : micro projets communautaires en milieu rural, reconstitution des ressources génétiques alimentaires de CI et lutte contre la grippe aviaire. De plus, la Suisse poursuit son appui au Centre Suisse de Recherche Scientifique travaillant sur la problématique déchet.
Canada : Le programme de coopération 2002-2011 comprend deux axes majeurs avec le développement coopératif centré sur l'appui aux coopératives café/cacao et la gestion des écosystèmes forestiers dans le cadre de l'appui à la NPF. En septembre 2003, la planification de ce programme a été suspendue, mais le Canada continue son engagement à travers l’ABN.
Japon : Un programme d’urgence "riz pour tous" continue, centré sur l’augmentation de la production et peu tourné vers une agriculture durable.
Intentions des autres bailleurs :
Etats-Unis : La CI a bénéficié avant la crise de programmes Multi Etats et, notamment, du Sustainable Tree Crop Program (STCP)  qui intervient dans 4 pays Africains producteurs de Cacao (Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria et Cameroun). Les Etats-Unis n’excluent pas de relancer leur coopération bilatérale dans le domaine agricole après les élections.
BAD : Le règlement de la situation du non-paiement des arriérés par la CI conditionnera la future coopération de développement. En cas de normalisation, une reprise dans le domaine du développement rural sera probable. Les activités seront concentrés sur le renforcement des capacités de gestion des communautés villageoises, des collectivités locales, des organisations professionnelles agricoles et des producteurs et sur l’amélioration des systèmes de production agricoles en vue d’éviter les déséquilibres agro écologiques et socio économiques.
Il ressort que les aspects environnementaux sont pris en compte uniquement dans les programmes spécifiques à l’environnement et pour les IC qui nécessitent une EIE. Les aspects environnementaux sont, en général - en dehors des projets spécifiques - marginalisés par les bailleurs. Aucune Etude Environnementale Stratégique (EES) sectorielle n’est réalisé en CI. 
La coordination des programmes de développement appuyée par les bailleurs de fonds doit être assurée en principe par le PNUD comme chef de fil. Toutefois, vu la cessation des activités de développement et les engagements prioritaires dans les programmes d’urgence et d’aide humanitaire, le mécanisme de coordination des bailleurs dans le domaine de développement est depuis longtemps non opérationnel. Actuellement, OCHA coordonne les activités dans le cadre des programmes d’urgence et d’aide humanitaire, mais ce mécanisme de concertation n’est pas adapté pour le développement des stratégies communes des bailleurs par rapport au développement à moyen ou long terme. La situation sociopolitique, encore très critique, empêche toute élaboration de stratégies d’intervention futures à long terme. La réconciliation du pays et le remplacement du gouvernement intérimaire par un nouveau pour tout le pays sont les pré–conditions pour une nouvelle coopération. Cependant, il est fortement à craindre qu’au vu des graves problèmes socio-économiques la gestion durable de l’environnement ne soit pas une priorité  tant au niveau du nouveau gouvernement qu’à celui des bailleurs de fonds.