Dans le ESI (International Environmental Sustainability Index) 2005, la Côte d'Ivoire est classée selon les aspects suivants : 


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Qualité de l'air
Biodiversité
Terre
Qualité de l'eau
Quantité d'eau
Réduction de la pollution de l'air
Réduction       des      pressions         sur             les écosystèmes
Réduction          de            l'accroissement
démographique 
Réduction des déchets et des pressions de consommation
Réduction des pressions sur l'eau
Gestion des ressources naturelles

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Santé environnementale
Subsistance des besoins primaires
Réduction de la vulnérabilité aux
catastrophes naturelles 
Gouvernance environnementale
Efficacité économique 
Responsabilisation du secteur privé
Recherche et technologie
Efforts de collaboration internationale Réduction des émissions de gaz à effet de serre
Réduction des pressions transfrontalières sur l'environnement

 
Cette classification internationale est accompagnée de 76 variables. Comme les données pour plusieurs variables ne sont pas disponibles, cette classification n'est pas adaptée à un suivi régulier des paramètres dans le contexte du pays. 
L'importance d'un système national d'information et de suivi de l'environnement (SNIE) était déjà exprimée dans le livre blanc du PNAE en 1994. Malgré l'importance accordée à un suivi systématique de l'environnement, aucun système de suivi n'est installé jusqu'à aujourd'hui. La collecte des diverses données se fait de façon dispersée et non coordonnée dans plusieurs structures et beaucoup d'entre elles ne sont pas fiables et pertinentes. De plus, l'échange des données entre les structures reste l'exception. Par ailleurs, un schéma directeur de la statistique avait été élaboré en 2003 qui n'est pas encore validé et mise en œuvre.
Le rapport sur les ODM (NU, 2004) inclut quelques indicateurs environnementaux dans l'objectif 7 (Assurer un environnement durable) qui sont les suivants :

  1. Proportion des zones protégées pour préserver la biodiversité.
  2. Energie consommée par unité de PIB produit.
  3. Proportion de la population utilisant des combustibles solides.
  4. Proportion de la population ayant accès de façon durable à une source d'eau meilleure.
  5. Proportion de la population ayant accès à un meilleur système d'assainissement.
  6. Proportion des ménages ayant accès à un logement décent.

 
Toutefois, les indicateurs environnementaux dans le DSRP Intérimaire (2002) sont peu significatifs puisqu'ils portent uniquement sur le taux de croissance démographique, le nombre de localités électrifiées, le taux de couverture en hydraulique villageoise et le taux de pauvreté. Outre, la marginalisation de l'environnement dans le DSRP, ce dernier n'est pas mis en œuvre.
Une première analyse des données environnementales disponibles en CI avait été effectuée en décembre 2002 sur l'initiative du PNUE et du REDDA. Les données disponibles ont été classées selon 9 thèmes : l'air, l'eau, le sol, la forêt, la biodiversité, l'environnement urbain, l'environnement et santé, l'environnement marin et côtier et les catastrophes naturelles. Les indicateurs ont été regroupés en indicateurs d'état, de pression, d'impact et de réponse. Mais avec 160 indicateurs accompagnés par plusieurs variables, le système apparaît trop compliqué et d'un coût trop élevé pour l'obtention d'un suivi régulier des données. De plus, certaines variables n'ont été disponibles que grâce à la présence de certains projets temporaires. 
Certaines structures (Ministère du Plan et du Développement, MINAGRI, BNETD) ont perçu l'importance de l'intégration des aspects environnementaux dans la planification, mais les réflexions se déroulent de façon isolée et sectorielle et aucune approche n'est identifiée pour la mis en place d'un Système National d'Information sur l'Environnement (SNIE), indispensable pour la prise en compte de l'environnement dans les décisions politiques. L'élaboration des indicateurs clés simples et d'une première base de référence et ensuite la mise en œuvre d'un observatoire national de l'environnement fonctionnel chargé du suivi périodique et systématique et de l'analyse des indicateurs est une priorité pour une meilleure gestion des questions environnementales. Toutefois, la structure sera confrontée au problème persistant des données non fiables, incomplètes et dispersées s'il n'y a pas harmonisation et simplification de la collecte des données en Côte d'Ivoire.