La Côte d'Ivoire est épargnée par les grands cataclysmes naturels (zone de faible sismicité et de tempête) mais connaît des risques naturels tels les inondations, tempêtes, glissements de versant, incendies de brousse qui provoquent pertes humaines et matérielles. Les glissements de terrain sont circonscrits à la zone montagneuse de la région Ouest et à quelques versants abrupts du bassin sédimentaire, en particulier près d'Abidjan où les risques de glissements localisés existent sur le flanc Nord-Est de la presqu'île de Bingerville et sur la rive Est de la baie du Banco –Attécoubé- (MET, 1994). Les tempêtes, combinées à l'impact de la houle et à l'exploitation des matériaux marins (sable et graviers), participent à l'érosion côtière. Cette dernière atteindrait 2 mètres par an à Grand Lahou (Ouest du littoral) et 1,5 mètres par an à l'Est du canal de Vridi (SORO, 2006). Récemment des signes de tremblements de terre ont été signalés à Boundiali (2004) et dans la région de Tingréla et de Dabakala (2006), mais il n'existe pas d'informations précises vue que ces localités se situent dans la zone assiégée. A ceci, s'ajoutent les accidents majeurs comme les crashs d'avion, incendies, déversement d'hydrocarbures (Annexe 7.III - 8). 
Les pertes matérielles et humaines semblent augmenter dans la mesure où les autorités municipales, principalement à Abidjan, laissent leurs administrés s'installer et construire sur les zones instables, inondables ou érodables. Par ailleurs, l'Office National de la Protection Civile (ONPC), créé en 2000 et chargé de la prévention des catastrophes, n'est opérationnel que sur Abidjan.